À l'hôpital


Je travaille à l’Unité de Soins Intensifs du Soir du 14ème arrondissement de Paris (Association CEREP-Phymentin). J’y reçois, au sein de groupes thérapeutiques, des enfants présentant généralement ce qu’on appelle des « troubles graves du comportement ». Les enfants les plus jeunes (de 3 à 6/7 ans) viennent à l’USIS en journée, sur le temps scolaire, deux demi-journées par semaine. Au-delà, et lorsque leur développement le permet, ils y sont accueillis chaque soir après l’école.

Le suivi des enfants s’effectue en lien étroit avec les familles, les écoles, et les différentes institutions partenaires (ASE, CMPP, ou autre). Un groupe thérapeutique réunit de 3 à 5 enfants et s’appuie sur différentes médiations possibles : il peut s’agir de contes, de Lego, de dessins, de cuisine, de musique, etc. Les relations à deux étant souvent difficiles à supporter pour ces enfants, le groupe offre une autre contenance et permet de travailler d’autres mouvements psychiques, de façon moins frontale. Le but reste toujours d’offrir progressivement à l’enfant une meilleure capacité à penser « ce qui lui arrive », c’est-à-dire ce qui l’agit autant que ce qu’il agit – dans les relations avec les autres comme dans sa relation à lui-même.

Si les méthodes de travail ont évolué avec les pathologies elles-mêmes, le livre de René Diatkine et Claude Avram (Pourquoi on m’a né, Calmann-Lévy, 1995), qui retrace l'évolution du travail thérapeutique à l'USIS du 13ème arrondissent de Paris, fournit une bonne base pour qui voudrait saisir un peu plus en détail à quoi ressemblent les prises en charge que j’évoque ici.

J’en propose une vision complémentaire dans un article publié en 2012 dans la revue Le Carnet Psy (et consultable ici-même).
 

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