En librairie / Sur le rêve


Les éditions Payot publient cette semaine dans la collection PBP une nouvelle traduction d’un texte de Freud daté de 1901 : Sur le rêve. J’en ai rédigé la préface sous le titre suivant : « Un portrait de l’invisible ».

Comme je l’indique à l’intérieur, Sur le rêve est un texte que les psychanalystes eux-mêmes négligent la plupart du temps. Et pour cause : il ne leur est pas destiné. Lorsqu’il est publié pour la première fois, L’interprétation des rêves vient elle-même de paraître dans un silence assourdissant pour son auteur et il s’agit plutôt pour lui désormais – c’est la commande de l’éditeur – de se rendre accessible auprès d’un public de non spécialistes. C’est la raison pour laquelle ce texte plus court est intéressant, aujourd’hui encore, pour les lecteurs qui chercheraient une porte d’entrée dans Freud ou la psychanalyse elle-même.
Il fournit une sorte de b.a.-ba de l’interprétation des rêves et, sans le savoir – je tente de le démontrer dans la préface –, il se présente lui-même comme l’un des trois types de rêves qu’évoque justement Freud. Il vise à accomplir un désir dont l’énoncé pourrait être : « J’écris un livre sur la façon dont j’interprète les rêves pour porter à la connaissance du plus grand public possible la nouvelle de ma découverte. » Pour expliquer comment tout cela fonctionne, je fais un petit détour par des procédés photographiques assez passionnants de la fin du dix-neuvième siècle.

Après La haine dans le contre-transfert (Winnicott), Un petit homme-coq (Ferenczi), et Le petit Hans (Freud, déjà), Sur le rêve est le quatrième "classique" de la littérature psychanalytique que je prends plaisir à présenter de la sorte.

Categories: Share